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3 juillet 2015

Aide aux directeurs d’école avec une filière bilingue

Le SNUipp-FSU a récolté les questions le plus souvent posées aux directeurs et leurs réponses.

Régulièrement les collègues directrices et directeurs sont confrontés à des interrogations concernant l’enseignement bilingue breton-français à l’école publique de la part des parents d’élèves lors de l’inscription et se trouvent souvent démunis face à leurs interrogations, faute de formation adéquate.

FAQ enseignement bilingue

– Je ne parle pas breton, est-ce un problème ? Évidemment c’est toujours mieux d’avoir un continuum à la maison, mais ce n’est pas une condition sine qua none. Sinon les classes bilingues seraient presque vides ! Ce qui est important c’est que le projet soit validé par les parents et accompagnés à la maison, sans remettre en doute sans arrêt les choix faits par les enseignants. La confiance est le maître mot de la sécurité affective nécessaire aux apprentissages.

– Qu’est ce qui est fait en breton ? Aucune « matière » n’est écartée. Afin d’établir les compétences langagières indispensables, des situations d’immersion sont mises en place à l’école maternelle. Le découpage en parité horaire ne peut refléter la réalité pédagogique de l’école maternelle.(quels temps prend-on en compte ? Les récréations, la sieste ? Différent pour chacun-e. Comment compte-t-on ?

– Est-ce que mon enfant sera aussi « bon » en français ? Il peut y avoir un léger décalage dans les apprentissages, mais les évaluations quand elles existaient, ont montré à chaque fois, des compétences au moins égales fin CM2. Il ne faut pas comparer les filières bilingues et monolingues avant la fin du cursus primaire.

– Est-ce que mon enfant bénéficiera aussi de l’apprentissage d’une langue étrangère ? Les élèves des filières bilingues sont soumis aux mêmes textes officiels. Ils bénéficient donc d’un enseignement de langue étrangère. Si cet enseignement démarre un peu plus tard, CE1 ou CE2, les compétences attendues sont largement atteintes en CM2. Tous les enseignants qui ont été amenés à enseigner l’anglais dans les deux filières ont souligné l’appétence des élèves bilingues pour une autre langue.

– Est-ce que mon enfant sera à part ? C’est la force des filières bilingues publiques. Des projets communs sont souvent initiés dans les écoles qui permettent un brassage des élèves. Les classes ne sont pas mises à part. Il est de la responsabilité de l’institution et des équipes pédagogiques de veiller à une bonne intégration des classes bilingues et des élèves dans les écoles. C’est un droit reconnu par les textes.

– Et après au CP comment cela se passe-t-il ? L’apprentissage de la lecture est un point important qui inquiète souvent les parents. Il est important d’installer l’apprentissage de la lecture dans les deux langues « de manière simultanée ou avec un léger décalage » comme le préconisent les textes officiels. Cela ne pose pas de difficultés particulières, à part là aussi un petit décalage dans le temps. Là non plus, il ne faut pas comparer avec les classes monolingues. Les élèves qui ont des difficultés ont des difficultés d’apprentissage qui dépendent rarement du vecteur-langue utilisé. L’étude comparative des codes peut même représenter une chance pour certains.

– Et pour les devoirs ? Même si on rappelle que les devoirs écrits ne sont pas autorisés, il est rare que les élèves n’aient rien à faire le soir. En principe, ils sont tous capables de réaliser leur travail du soir en autonomie, sinon c’est qu’il n’est pas adapté. Il convient juste de vérifier que ce qui a été demandé a bien été effectué. Si toutefois les parents tiennent absolument à accompagner leur enfant, il suffit de se dire qu’une opération reste une opération, qu’une table de multiplication reste une table de multiplication. Pour la lecture, l’existence du manuel permet de suivre les progrès.

– Est-ce qu’il y a une suite au collège ? Cela va dépendre des secteurs et reste un point d’interrogation dans bien des endroits, hélas. L’équipe de l’école sera en mesure de présenter les possibilités offertes sur le secteur.

– Et si on décide d’arrêter la filière bilingue ? Là non plus pas d’inquiétude. On peut toujours décider à tout moment de revenir à une filière classique alors que l’inverse n’est pas possible. Aucune matière ne doit exclusivement être enseignée en breton, notamment en terme de vocabulaire pour que les élèves puissent s’adapter rapidement en cas de changement, déménagement ou autre.

– Je viens d’une commune extérieure, cela pose-t-il problème ? L’inscription n’est pas subordonnée au lieu de résidence. Seul le financement l’est, mais la législation devrait évoluer dans le bon sens. Il faut quelquefois faire valoir son bon droit auprès des maires des communes d’accueil.

 

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