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29 août 2018

Non, on ne va pas apprendre aux élèves à se masturber à 4 ans !

La déclaration récente de Marlène Schiappa (Secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes) sur les trois séances annuelles d’éducation à la sexualité dans les écoles, les collèges et les lycées a relancé les débats, sur les réseaux sociaux en particulier. La déclaration récente de Marlène Schiappa (Secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes) sur les trois séances annuelles d’éducation à la sexualité dans les écoles, les collèges et les lycées a relancé les débats, sur les réseaux sociaux en particulier.

On voit depuis quelques semaines des publications plus hallucinantes les une que les autres sur les réseaux sociaux, allant même jusqu’à appeler au boycott de la rentrée par des groupuscules type vigigender/JRE. La promulgation de la loi contre les violences sexuelles sert de prétexte à la diffusion de désinformation (l’école éduquerait à la masturbation et à la pédophilie…).

Le propos de la Ministre consistait simplement à annoncer qu’une nouvelle circulaire serait envoyée à la rentrée à tous les recteurs pour rappeler le cadre réglementaire existant. En effet, l’éducation à la sexualité à partir de l’école primaire est inscrite dans la législation. Depuis 2001, l’article L312-16 du Code de l’Éducation dispose qu’« une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupes d’âge homogène ». Or, une étude du Haut conseil à l’égalité a montré que sur un échantillon de 3 000 établissements publics et privés interrogés, 25% des écoles élémentaires, 4% des collèges et 11,3% des lycées déclarent n’avoir rien mis en place. Par ailleurs, le nombre de classes ayant reçu au moins les trois séances obligatoires est relativement faible : 47% en CM2, 10% en 6e, 21% en 4e, 12% en seconde.

Le SNUipp-FSU, qui avait été consulté dans le cadre de ce rapport, a depuis longtemps mis le doigt sur les manques du texte de 2001, qui ne s’est jamais accompagné des moyens nécessaires à la formation des personnels.

Quelques réponses pour les parents et les collègues

L’éducation à l’égalité et l’éducation à la sexualité existent depuis longtemps à l’école, il n’y a rien de nouveau. Il ne s’agit pas de parler de pratiques sexuelles en primaire, encore moins de faire des démonstrations ! C’est une éducation au respect entre les personnes, afin de prévenir et d’empêcher les violences sexistes et/ou homophobes et les agressions sexuelles, notamment sur mineur-es, avec quelques notions de science sur la reproduction animale et humaine, et la promotion d’une culture de l’égalité.

Éducation à la sexualité : les textes existent !

Les trois séances annuelles d’éducation à la sexualité prévues dans les programmes pour toutes les années de la scolarité ne sont quasiment pas effectuées à l’école primaire. Pourtant dans le cadre de ces séances il est possible d’aborder la « lutte contre les préjugés sexistes ou homophobes » et de répondre aux questions que se posent les élèves en insistant sur les relations affectives entre les personnes.

Il doit s’agir prioritairement d’une « éducation affective, d’une éducation relationnelle de l’être humain, susceptible d’évoquer les questions relatives à la diversité. Cette éducation doit aborder de manière « humanisante » l’éventail des comportements relationnels, être en mesure d’évoquer l’hétérosexualité et les discriminations sexistes, l’homosexualité et l’homophobie, et œuvrer, par la connaissance, à combattre préjugés ou angoisses personnelles bien souvent à l’origine des attitudes de rejet. C’est à partir d’une éducation affective ainsi entendue que pourront être par ailleurs abordées les violences physiques et sexuelles.

2. A propos de la notion de consentement :

Adoptée en août, la loi sur les violences sexistes et sexuelles a profondément déçu les attentes des associations féministes et des professionnel-les de la protection de l’enfance, qui attendaient en particulier de voir inscrit dans la loi un seuil d’âge de non-consentement, dans le but de criminaliser toute relation sexuelle entre un enfant et un adulte. L’annonce d’une « éducation au consentement » dans le cadre de l’éducation à la sexualité n’est pas en mesure de pallier cette incompréhensible lacune de la loi.

3. outils et documents

Les enjeux de l’éducation à la sexualité :

Circulaire parue au BOEN n°44 du 29 novembre 2001 Circulaire parue au BOEN n°9 du 27 février 2003

Cette circulaire explique le développement de l’éducation à la sexualité « légitimée par la lutte contre les préjugés sexistes ou homophobes ». À l’école primaire, « l’ensemble des questions relatives à l’éducation à la sexualité est abordé collectivement par l’équipe des maîtres lors de conseils de cycle ou de conseils de maîtres. Les objectifs de cet enseignement intégré aux programmes ainsi que les modalités retenues pour sa mise en œuvre feront en outre l’objet d’une présentation lors du conseil d’école ». Cette circulaire est particulièrement importante car elle stipule la nécessité de 3 séquences annuelles (ou l’équivalent) consacrées à l’éducation à la sexualité et elle aborde cette éducation en dehors de la stricte approche reproductive ou médicale. Les relations amoureuses, le respect de l’autre, la lutte contre les violences sexistes et homophobes contraires aux droits humains sont explicitement cités.

Rapport relatif à l’éducation à la sexualité juin 2016

Des pistes pour la réflexion et la mise en œuvre pédagogique dans les brochures du SNUipp-FSU : L’égalité filles-garçons ça s’apprend, éduquer contre l’homophobie dès l’école primaire.

 

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