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17 mai 2020

Une psy nous écrit

Une psychologue nous écrit :

Dites moi ce que les enfants ont encore le droit de faire à l’école... je vous dirai comment ils vont !   Je suis excessivement inquiète pour les enseignants qui devront interdire, réfréner les habitudes de leurs élèves et les activités spontanées des enfants, extrêmement inquiète pour le futur développement psychoaffectif, cognitif, moteur et créatif des enfants accueillis dans de telles conditions sanitaires.   Psychologue, je suis attentive aux conséquences potentielles, au cas par cas, du confinement. Je suis surtout très préoccupée par les effets des conditions de scolarisation actuelles (protocole sanitaire officiel) qui contraignent les enfants de 2 à 11 ans à être le plus souvent assis à distance des autres enfant et adultes entre 6 à 8 heures par jour et cela sans jeu partagé à plusieurs. Le protocole proscrit les possibilités de jeux de faire semblant, de toucher, bouger, de se déplacer, de jouer ensemble dans une proximité de contact, de corps à corps.... des besoins fondamentaux pour grandir. D’ailleurs, La Convention des Nations Unies relatives aux Droits de l’enfant a été ratifiée en 1989 par l’ONU et signée par 192 pays — article 31. « Les États parties reconnaissent à l’enfant le droit au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge, et de participer librement à la vie culturelle et artistique. »   Or, le protocole exige de 
- Privilégier les jeux qui ne requièrent pas de toucher des surfaces communes et ne passent pas entre les mains. Par exemple : jeux de mime, devinettes, etc." p45 et
- Retirer l’ensemble des jeux pouvant être manipulés à plusieurs (poupées, dinettes, jeux de construction, etc.) p45 "
- Privilégier les lectures par l’enseignant pour limiter les manipulations des livres." p44   Excepté pour les enfants victimes et/ou témoins de violence familiales, les enfants n’étaient-ils pas mieux chez eux où les contacts n’étaient pas interdits, où les jeux peuvent être touchés et partagés avec les membres de la famille (fratrie, parents...) ?   En France, la gestion de la crise sanitaire a contraint au confinement, le choix actuels de priorité des intérêts économiques, avec la mise au travail subséquente et la réouverture des écoles, ne doit pas se faire au détriment de la santé développementale des enfants !  

 Nos interrogations : A force d’exigences contradictoire notre santé mentale et psychique est mise à rude épreuve.
- soit nous respectons le protocole au détriment des enfants  Avec comme conséquences une culpabilité accrue d’avoir l’impression de les maltraiter, de faire mal son travail et une exposition aux reproches de parents.
- soit nous respectons les enfants au détriment du protocole C’est ce qui se dit à mi-mots avec des discours tels que « obligation de moyens pas de résultats ». Mais qui à défaut de responsabilité civile (il paraît qu’on serait couvert par notre employeur) nous met en situation de porter une responsabilité morale.

Les psychologues que nous avons interrogés parlent de distorsion cognitive pour les personnels ! Alors, prenez soin de vous... et de votre santé mentale, tout aussi importante !

 

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