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3 février 2010

audience SNUipp au rectorat

Une délégation des quatre sections SNUipp de l’académie a été reçue au rectorat le 20 janvier 2010.

Nous avaons été reçus au rectorat par le Recteur d’académie et son équipe. L’audience s’est passée de manière sereine et détendue. Nous avons pu développer nos arguments. Nous avons insisté tout au long de l’audience sur
  la nécessaire banalisation de l’enseignement bilingue au sein du paysage éducatif malgré la diversité de la nature de la demande des familles.
  la continuité de la maternelle au lycée et université avec la mise en place de parcours diversifiés, de l’initiation à l’enseignement bilingue. et bien entendu, nous avons revendiqué les moyens correspondants en terme de formation et de création de postes.

La position du Recteur
  Une vision de bilinguisme breton/français englobée dans la problématique générale de l’enseignement des LVE, mêlant apprentissage de la langue et apprentissage dans la langue.
  Une vision passéiste du breton faisant référence à son aspect patrimonial, correspondant plus à des rides sur la surface de l’eau qu’à un mouvement de fond, considérant le breton comme la langue des paysans (autrefois) et des militants (aujourd’hui), effectuant des comparaisons douteuses avec le Créole.
  Une vision tronquée, évoquant le peu d’appétence général des familles sans pour cela qu’il y ait une analyse et une mise en rapport avec les moyens mis sur le terrain (ouvertures de nouveaux sites, continuité collège), évoquant le développement du breton comme urbain, ignorant volontairement la demande rurale (paysanne…).
  Des arguments confus mêlant parfois le premier et le second degré, notamment en ce qui concerne les soi-disant petits effectifs.

Les réponses apportées par Mr Guillou, IPR
  On n’ouvrira pas de site qui ne peut accueillir au minimum 3 classes. Dans les zones rurales, le principe du RPI sera favorisé et retenu. Il n’y aura pas une classe bilingue dans chaque école. Le cas de l’école de Merville de Lorient a été abordé, celui de Bulad-Pestivien aussi : ces sites n’auraient jamais dû être ouverts. Par contre le dossier Lopérhet-Daoulas est un exemple.
  Les postes de formateurs ont été sérieusement abondés à la rentrée 2009 ! 2 IEN à la place d’1, 1 conseillère pédagogique à temps plein dans le Morbihan, ¼ de postes de conseiller pédagogique en Ille et Vilaine.
  DCL : diplôme de compétence en langue : un travail est mené en collaboration avec la DGESCO pour adapter ce diplôme de certification en langue(s) étrangère(s) au breton, au sein d’un cadrage national qui est en cours, concernant également d’autres langues.
  Il y a eu 8 réponses à un courrier sollicitant les enseignants chevronnés pour une formation en langue bretonne en Morbihan. La même démarche doit être initiée dans le Finistère. Les IEN doivent vérifier la motivation des candidats auparavant.

Nous avons reprécisé nos attentes en terme de formation tant initiale que continue avec
  une prise en compte de la difficulté d’exercice en classe bilingue : isolement, parents d’élèves, cadres de l’éduc. nat. même s’il y a eu des progrès.
  une formation initiale et continuée des enseignants en liaison avec l’université et utilisant les ressources et les compétences de l’IUFM (CFEB), en ce qui concerne les trois aspects que sont la formation linguistique, la formation au métier d’enseignants, et la formation aux aspects spécifiques de l’enseignement en deux langues. Ce dernier aspect est non négligeable pour que les enseignants sachent bien ce qu’il y a de particulier à être enseignant bilingue tant dans la forme que dans le contenu et qu’ils ne soient pas découragés de suite.

Nous avons redit notre opposition à toute forme de contrainte supplémentaire. Nous souhaitons que soit étendu le système un maître/une classe. Nous souhaitons que les demandes d’inéats /exéats puissent être acceptées. Ce n’est pas en rajoutant de la contrainte à un métier dont l’exercice est difficile qu’on le rendra attractif pour tous les jeunes bretonnants.

Le problème du vivier est apparu en filigrane tout au long de l’audience, insoluble selon le rectorat : seulement 4 ou 5 étudiants en master. Pourtant il y a de nombreux jeunes bretonnants… qui se destinent à d’autres professions. Ils ne se retrouvent pas tous (loin s’en faut) en licence de breton…Il faut une politique volontariste pour que ce métier soit attractif.

A défaut de voir toutes nos demandes prises en compte, nous avons été si ce n’est écouté, du moins entendu. Le Recteur nous a dans premier temps renvoyés, non sans un soupçon d’amertume, aux Présidents d’Universités en ce qui concerne la formation. Il devrait lui-même attirer leur attention sur ce sujet. Il a pris en compte nos demandes de stages identifiés dans le PAF. Il nous a proposé la constitution d’un groupe de travail chargé d’élaborer des propositions.

 

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